Le perfectionnisme est souvent perçu comme une qualité, un signe de rigueur et d’excellence. Mais que faire quand cette recherche de perfection devient une prison et nous enferme dans la peur, le jugement, l’auto sabotage et l’inaction ?
Cet article te propose de réfléchir à ce que signifie réellement être perfectionniste, aux effets négatifs que cela peut avoir, et surtout, te propose des pistes pour t’aider à t’en libérer afin de profiter de la vie plus sereinement.
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Guylaine
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Les origines du perfectionnisme
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le perfectionnisme n’est pas une qualité innée inscrite dans notre ADN. Bien qu’il puisse être influencé par certains traits de personnalité, comme la conscience et le neuroticisme, il est aussi largement façonné par notre environnement, notamment pendant l’enfance.
Les perfectionnistes ont souvent vécu avec des personnes très exigeantes. Très souvent, le perfectionnisme prend racine dans les attentes parentales. En effet, notre éducation joue un rôle fondamental dans le développement de ce trait de caractère. Les parents ou les figurent parentales, de manière plus ou moins consciente, inculquent à leurs enfants l’injonction du « sois parfaite ». Cela peut passer par des phrases explicites du type « tu peux mieux faire », « tu as eu 19 ? tu aurais pu avoir 20 ? », par l’absence d’encouragement ou par simple mimétisme. Comme un juge, l’adulte devient celui qui définit si c’est bien ou mal, si c’est assez ou non.
La société a également un rôle à jouer dans le développement du perfectionnisme. À l’école, les élèves ont le sentiment qu’ils n’ont pas droit à l’erreur. Qu’ils doivent tout savoir. Quand ils se trompent, ils sont sanctionnés. Ils impriment donc que les difficultés sont un problème et que rater c’est honteux. Ils ont constamment l’impression de devoir prouver quelque chose. Il n’est pas bien vu non plus de demander de l’aide. Les enfants doivent trouver les solutions par eux-mêmes.
En grandissant, un enfant peut intérioriser l’exigence de ses parents et de la société et en faire son propre référentiel. Ce besoin de bien faire, initialement motivé par la volonté de plaire, se transforme en une quête personnelle de perfection et finit par devenir une exigence interne. Une quête parfois inconsciente, qui nous pousse à croire que pour être aimés ou acceptés, nous devons être irréprochables, être parfaits et toujours connaitre le succès. Ces standards, trop élevés, peuvent être à l’origine d’une grande anxiété, d’un rapport compliqué à l’échec ou encore affecter négativement le niveau de confiance en soi des personnes.
Comment puis-je savoir si je suis perfectionniste ?
Tu te demandes si tu es « juste » consciencieuse ou bien perfectionniste. À partir de quand un comportement perfectionniste devient toxique ?
Ces questions sont légitimes.
Faire bien les choses, ne pas faire d’erreur, être irréprochable, cela peut être un atout. Mais quand ce niveau d’excellence nous conduit à remettre des actions à plus tard. Quand nos attentes élevées sont difficiles à combler et que finalement notre perfection entraine plus de problèmes qu’autre chose, alors il est intéressant de s’interroger sur sa toxicité.
Voici un rapide auto-test pour t’aider à te positionner :
- Est-ce que tu te dis souvent que si ce n’est pas parfait, ça ne vaut pas la peine d’être fait ?
- Ressens-tu du stress ou de la frustration quand quelque chose ne se passe pas comme prévu ?
- Cherches-tu souvent l’approbation ou la validation des autres avant de te sentir satisfaite ?
- As-tu parfois l’impression de ne jamais être assez bien, même après un bon résultat ?
- Préfères-tu éviter certaines tâches plutôt que de les faire imparfaitement ?
La perfection n’existe pas
Même si on utilise ce mot à tout-va, en vérité, le perfectionnisme n’a pas réellement d’existence. Si l’on y réfléchit posément, on se rend vite compte que la perfection n’existe pas. Il n’y a pas de standard universel qui définit la perfection. Pas de définition commune. Aussi, ce qui est parfait pour moi, peut ne pas l’être pour toi (et vice et versa). C’est en ce sens que la perfection est un leurre. On cherche à se confronter à une idée de perfection qui nous est personnelle en espérant que cette vision corresponde à celle de notre interlocuteur, mais ce n’est pas forcément le cas. Ainsi, cette quête de perfection devient une chimère, une cible impossible à atteindre. Et les personnes perfectionnistes s’engagent dans un combat perdu d’avance. Cela peut conduire à l’épuisement.
Intellectuellement, on conçoit, que l’on fait fausse route, mais bien souvent, même en étant conscients de cela, il est difficile de l’accepter complètement, car cela remet en cause d’une certaine manière une partie de notre personnalité, de notre identité. On est convaincu que l’on est perfectionniste, et on tient à cette étiquette.
D’ailleurs, en tant que perfectionniste, on peut se convaincre que nos efforts sont pour les autres, que l’on veut simplement produire un travail de qualité qui va aider les autres. Mais en réalité, il y a souvent une dimension plus personnelle et égocentrique derrière ce besoin de perfection : c’est notre façon de nous protéger des critiques, des moqueries, ou de l’échec.
Que cache le perfectionnisme : les effets négatifs
La procrastination
En voulant trop bien faire et que tout soit parfait, il est facile de repousser sans cesse la finalisation d’un projet, attendant ce moment où tout sera « parfait ». Résultat ? On se pose tout un tas de questions, les idées restent dans notre tête et les délais sont souvent dépassés, et les projets stagnent, voire ne démarrent jamais. Le perfectionnisme mène souvent à de l’inaction. La poursuite d’un idéal peut créer énormément d’anxiété et paralyser. Inconsciemment, il est préférable de ne rien faire que de se lancer et de ne pas atteindre ses objectifs. L’idée que l’on pourrait ne pas réussir empêche de se mettre en mouvement. Car tant que tout n’est que pensées, on ne peut pas échouer. Le perfectionniste a peur, il réfléchit plus que de raison. Pèse-le pour et le contre, analyse, demande des avis. Il a parfois beaucoup de mal à prendre des décisions
Un stress et une anxiété latente
Les personnes perfectionnistes ont tendance à se concentrer sur ce qui n’a pas été fait ou ce qui pourrait être amélioré, au lieu de célébrer ce qui a déjà été accompli. Elles minimisent leur travail, se jugent. Elles ont l’impression de ne pas en faire assez, d’être assez. Les personnes perfectionnistes se comparent, ont des pensées dévalorisantes à propos d’elle-même. Ces exigences parfois irréalistes crée une insatisfaction constante qui peut devenir épuisante, générer du stress et de l’anxiété. On voit toujours le verre à moitié vide et non à moitié plein. On met la barre tellement haut qu’on va avoir du mal à l’atteindre. Cela peut provoquer des troubles ou mener à la dépression. Mais la véritable question à se poser, c’est « qu’est ce que je risque vraiment » ?
Une insatisfaction permanente
Chercher la perfection crée une pression énorme, conduisant à un stress chronique, des insomnies, voire même des burn-outs. Cette quête de perfection nous empêche de profiter de ce que l’on a déjà accompli et du moment présent. Elle nous empêche de ressentir de la satisfaction. Elle nous pousse à être toujours dans le regret du passé ou dans la peur de l’avenir. Ces comportements peuvent entrainer des troubles voir de la dépression. Elles ont également un impact sur nos relations. Notre entourage peut nous trouver négatif, critique envers nous même, en colère. Et tout cela peut se faire au détriment de relations sereines, saines et apaisées.
Une tendance à la comparaison et à la dévalorisation
Le perfectionniste a souvent tendance à se comparer aux autres, mais pas à ceux qui en sont au même point que lui. Il regarde toujours ceux qui semblent plus avancés, renforçant ainsi son sentiment d’inadéquation. Cela a bien entendu un impact sur l’estime de soi. Il manque de bienveillance et ne se pardonne pas ses erreurs. . Il a des pensées qui sont orientées vers ce qu’il manque. Ses attentes irréalistes peuvent avoir des conséquences sur sa santé mentale et physique. SI c’est le cas, des professionnels de santé (coach, thérapeutes), peuvent être d’un grand soutien. Demander de l’aide n’est pas une faiblesse, bien au contraire !
Comment lâcher le perfectionnisme ?
Prendre conscience des effets négatifs du perfectionnisme
Accepter l'imperfection
Il est crucial de comprendre et d’accepter que l’imperfection fait partie de la vie. Au lieu de viser la perfection, concentre-toi sur l’accomplissement et l’amélioration continue. Il est bien plus bénéfique de faire les choses bien que de viser une perfection inatteignable. De plus il y a de la beauté dans l’imperfection. C’est ce qui donne son charme aux choses, aux personnes. C’est ce qui fait leur singularité. Si tu réfléchis bien, je suis sûre que tu as déjà été touchée par l’imperfection de quelqu’un. Son caractère authentique a permis de te toucher émotionnellement et c’est ça qui compte. L’imperfection est belle et elle fait ton humanité.
Il est également important de reconsidérer les échecs qui sont des enseignements. Nelson Mandela disait « je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends ».
Célébrer ses succès
Apprendre à apprécier ses réussites, même les plus petites, est une autre clé pour lâcher le perfectionnisme et faire grandir ta confiance. Réfléchis à ce que tu as accompli et permets-toi de te féliciter pour le chemin parcouru. Cela t’aidera à te concentrer sur le positif plutôt que de toujours voir ce qui manque. Tu peux noter dans un carnet tout ce que tu as accompli et relire tes exploits de temps en temps. Je t’encourage également à te récompenser pour bien ancrer la fierté et la réussite, ce qui va booster ta confiance en toi.
Se concentrer sur le processus, pas seulement sur le résultat
Le perfectionnisme nous pousse souvent à ne voir que le résultat final. Pourtant, le chemin que l’on emprunte pour y arriver est tout aussi important (voire plus). En te concentrant sur le processus, tu apprécieras davantage chaque étape et réduiras la pression et l’anxiété liée à l’atteinte du résultat parfait. Alors apprends à te fixer plus d’objectifs de moyens et moins d’objectifs de résultat. Tu verras, cela aura aussi un impact positif sur ta santé mentale. La route est belle, lâche ton besoin de contrôle et profite du voyage.
Fais vaut mieux que parfait
Si le perfectionnisme peut sembler, au premier abord, être une qualité, en réalité, il s’avère souvent être un fardeau source d’anxiété et de procrastination. Une barrière qui nous empêche de profiter pleinement de la vie, d’atteindre nos objectifs et d’aller chercher nos rêves. Ce perfectionnisme a tendance à nous pousser à l’inaction, mais aussi à limiter notre bien-être, car on ne sera jamais pleinement satisfait. On aura toujours l’impression que l’on aurait pu faire mieux, on aura toujours des attentes non comblées. Avec ce mode de pensée, on place la barre si haut qu’on ne peut jamais l’atteindre et on est perpétuellement déçu de nous. Quel coup pour l’estime de soi !
Lâcher le perfectionnisme, c’est accepter que l’on n’a pas besoin d’être parfait pour être heureux, ni pour être aimée. Reconnaitre sa valeur malgré les erreurs. C’est aussi faire preuve de bienveillance envers soi-même et apprendre à apprécier chaque étape de son parcours de vie. C’est se faire confiance et faire confiance en la vie. Alors, plutôt que de viser la perfection, pourquoi ne pas commencer par faire de son mieux, avec son cœur et d’apprécier le chemin parcouru ?
Réduire un peu ses standards, limiter l’autocritique et reconsidérer l’échec, ce sont des choses que l’on peut travailler en accompagnement de coaching ou en thérapie. Si tu a envie de te sentir plus légère et de concrétiser d’avantage tes pensées, mon programme Oser Etre soi peut t’aider, c’est par ici.
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